
Si puo fare (en français : « Nous pouvons le faire ») est une comédie italienne de Giulio Manfredonia. Le film raconte l’histoire de Nello, un homme d’affaires milanais qui, dans les années 1980, est parachuté comme dirigeant d’une coopérative sociale dont les travailleurs sont malades mentaux. Ceux-ci sont relayés à exécuter des tâches bénignes pour leur assurer un semblant d’occupation. Allant à l’encontre de l’avis des médecins, Nello parvient à démontrer petit à petit que chacun de ses patients, bien que ne possédant pas toutes ses facultés mentales, peut avoir sa place dans la société grâce au travail.
Si puo fare présente l’expérience d’une coopérative sociale comme il existe tant d’autres en Italie. L’émergence de ce type d’entreprises y est apparu dans les années 70 mais c’est en 1991 que la reconnaissance officielle de la coopération sociale intervient avec la loi 381, qui prend acte de son développement et légitime, avec peu de modifications et en imposant quelques limites, la formule de coopérative sociale telle qu’elle s’était constituée de façon autonome. Cette loi fonde l’originalité de la coopération italienne.
Elle institue en particulier un nouveau type de coopérative, l’appelant « sociale » et l’articulant selon deux typologies : les coopératives qui gèrent des services sociaux, sanitaires ou éducatifs, dites de type A, et celles qui exercent des activités d’insertion professionnelle pour les personnes défavorisées, dites de type B.
Au niveau mondial l’organisation CICOPA souligne que la caractéristique la plus distinctive des coopératives sociales est qu’elles visent une mission d’intérêt général, à travers la production de biens et services d’intérêt généraux, et l’intégration au travail est une de ses missions primordiales.
